Récemment habitués aux évènements dramatiques, les tunisiens viennent d’accueillir, chacun à sa façon, Wajdi Ghanim, un prédicateur égyptien principalement connu pour avoir défendu l'excision.
Sa visite a carrément créé une polémique car, entrain de jouir d'une liberté encore fragile et de bâtir une démocratie pour leur pays qui a souffert pendant plus d'un demi siècle de la dictature du parti destourien, beaucoup de tunisiens n'ont pas accepté l'idée d'accueillir chez eux quelqu'un qui a bel et bien déclaré à plusieurs reprises que "la démocratie c'est pour les mécréants". Toutefois le terrain ne reflète pas cette vérité; des milliers se sont déplacés pour l'accueillir à l'aéroport, les gradins de la coupole d'El menzah étaient remplis jusqu'au bout lors de sa conférence, de même pour toutes les mosquées où il a prêché... Serait-ce le commencement de l'islamisation de la Tunisie après 50 ans de laïcité imposée par Bourguiba ?
Absolument pas, diront des millions de tunisiens, fiers du patrimoine Bourguibiste, de leur histoire, de leurs réformateurs illuminés comme Ibn Khaldoun, Khaireddine, Abou El Kacem Chebbi, Fadhel Ben Achour, Taher Haddad, et beaucoup d'autres qui ont fait en sorte que la Tunisie soit le pays le plus moderniste dans le monde arabe. Certes, effacer toute une histoire d'un pays aussi enraciné dans sa civilisation que la Tunisie n'est qu'un fantasme pathétique de quelques groupuscules qui, sous prétexte qu'ils défendent l'islam, veulent imposer leurs lois barbares à un peuple qui vient juste de récupérer sa liberté. Néanmoins, la bataille ne sera pas du gâteau, car pour ces groupuscules qui, un an avant n'avaient pas le simple droit de s'exprimer librement, c'est l'occasion ou jamais pour prendre le pouvoir puisque l’État est encore mou après la chute du régime destourien. Mais ce qu'ils ne veulent pas saisir c'est que le peuple qui s'est manifesté en masse et qui a sacrifié des centaines de jeunes à la fleur de l'âge, n'acceptera jamais d'être manipulé par des gens dont la majorité écrasante n'a jamais lu un bouquin. Peut-être ça leur prendra des années pour comprendre ça, peut-être ils ne le comprendront jamais mais notre responsabilité envers ce beau pays, est d'assurer qu'il rejoint la caravane des pays développés et créer notre propre modèle qui fera de la Tunisie une perle dans ce monde. Il y a de nombreuses différences entre nous certes mais celle qui fait de nous l'élite de ce pays, c'est que nous cherchons la solution dans le présent pour la projeter au futur alors qu'eux, ils la cherchent dans le passé.
Sa visite a carrément créé une polémique car, entrain de jouir d'une liberté encore fragile et de bâtir une démocratie pour leur pays qui a souffert pendant plus d'un demi siècle de la dictature du parti destourien, beaucoup de tunisiens n'ont pas accepté l'idée d'accueillir chez eux quelqu'un qui a bel et bien déclaré à plusieurs reprises que "la démocratie c'est pour les mécréants". Toutefois le terrain ne reflète pas cette vérité; des milliers se sont déplacés pour l'accueillir à l'aéroport, les gradins de la coupole d'El menzah étaient remplis jusqu'au bout lors de sa conférence, de même pour toutes les mosquées où il a prêché... Serait-ce le commencement de l'islamisation de la Tunisie après 50 ans de laïcité imposée par Bourguiba ?
Absolument pas, diront des millions de tunisiens, fiers du patrimoine Bourguibiste, de leur histoire, de leurs réformateurs illuminés comme Ibn Khaldoun, Khaireddine, Abou El Kacem Chebbi, Fadhel Ben Achour, Taher Haddad, et beaucoup d'autres qui ont fait en sorte que la Tunisie soit le pays le plus moderniste dans le monde arabe. Certes, effacer toute une histoire d'un pays aussi enraciné dans sa civilisation que la Tunisie n'est qu'un fantasme pathétique de quelques groupuscules qui, sous prétexte qu'ils défendent l'islam, veulent imposer leurs lois barbares à un peuple qui vient juste de récupérer sa liberté. Néanmoins, la bataille ne sera pas du gâteau, car pour ces groupuscules qui, un an avant n'avaient pas le simple droit de s'exprimer librement, c'est l'occasion ou jamais pour prendre le pouvoir puisque l’État est encore mou après la chute du régime destourien. Mais ce qu'ils ne veulent pas saisir c'est que le peuple qui s'est manifesté en masse et qui a sacrifié des centaines de jeunes à la fleur de l'âge, n'acceptera jamais d'être manipulé par des gens dont la majorité écrasante n'a jamais lu un bouquin. Peut-être ça leur prendra des années pour comprendre ça, peut-être ils ne le comprendront jamais mais notre responsabilité envers ce beau pays, est d'assurer qu'il rejoint la caravane des pays développés et créer notre propre modèle qui fera de la Tunisie une perle dans ce monde. Il y a de nombreuses différences entre nous certes mais celle qui fait de nous l'élite de ce pays, c'est que nous cherchons la solution dans le présent pour la projeter au futur alors qu'eux, ils la cherchent dans le passé.
